Voile de danse orientale

C’est l’accessoire le plus utilisé, c’est aussi le préféré des danseuses. Et c’est justice :  il est léger souple et mobile, elle le mène comme elle le souhaite. Il tourne autour d’elle avec une fluidité serpentine, elle l’éloigne, il  se rapproche, il devient vivant entre ses mains expertes. Il bouge comme un feu follet autour d’elle mettant en valeur le brillant de son costume. Elle le lance, il s’épanouit  en coupole au dessus d’elle, elle court, il la suit déployant derrière elle une traînée souple et colorée. Elle le retient, le drape au plus près d’elle et il épouse très gracieusement les formes de son corps : c’est un jeu envoûtant à la fois subtil et sensuel qui  demande autant de délicatesse que de fermeté.

Son origine

            Il prend son origine dans la mythologie égyptienne, quand Isis, déesse magicienne, s’est transformée en oiselle pour réanimer son époux Osiris. Suite à des jalousies fratricides Osiris est assassiné et son corps dispersé. Isis réunira les morceaux de ce corps démembré et en fera une momie. Afin de lui redonner son souffle,  elle se laissera pousser des ailes  qu’elle battra devant lui, pour dynamiser l’air et lui rendre la vie. En Egypte, les danseuses utilisent le voile uniquement comme Isis : elles tournent avec  leur voile 2 à 3 fois pour dynamiser l’espace de la danse et ensuite elles le posent. En occident le voile a perdu son sens mais a gagné en mouvements et en figures plus recherchées les unes que les autres.

          Le voile de la danse orientale est en général  en mousseline de soie, il doit être  facile à diriger. Il a le premier rôle : c’est lui qui danse, qui couvre  ou découvre la danseuse orientale… avec sa complicité.